Revue des éditos hebdomadaires

MAP - Publié le Samedi 5 Juin 2021 à 12:04



​Rabat - La crise entre le Maroc et l'Espagne et le débat autour du rapport sur le nouveau modèle de développement sont les principaux sujets traités par les éditorialistes de la presse hebdomadaire.


Abordant la crise entre le Maroc et l’Espagne, déclenchée par l’accueil "clandestin" du chef du “polisario” dans un hôpital espagnol, Finances news hebdo écrit que les milieux politiques hostiles au Maroc doivent “revenir à la raison” et faire preuve de “discernement”.

Car, explique l’éditorialiste, “le Maroc ne saurait tolérer que son Sahara soit instrumentalisé pour servir à de basses manœuvres politiques”, ni que “son voisin du Nord s’allie aux adversaires du Royaume pour porter atteinte à son intégrité territoriale”.

"Mais qu'attendent-ils du Maroc ? Être un Etat sans charisme, sans légitimité, sans intérêts, sans fierté nationale ou sans histoire ?” se demande, à son tour, Le Temps , en rapportant les propos de M. Khalil Hachimi Idrissi, journaliste émérite et directeur général de la MAP, qui “cristallise la colère de millions de Marocains” ayant à cœur de défendre le Royaume.

“La duplicité phénoménale de Madrid restera un cas d'école dans les années à venir”, juge l’éditorialiste, soulignant que la question du Sahara marocain “ne peut faire l'objet d'aucun marchandage, d'aucun compromis, d’aucune intimidation”.

Même tonalité ressentie du côté de La Nouvelle Tribune , qui écrit que bien que le chef des séparatistes ait été entendu par la justice espagnole, cela “ne règle en rien la très grave crise” qui sévit entre les deux pays, car l'affaire Ghali “n'est rien d'autre que la conséquence de l'attitude d'hostilité avérée du gouvernement de Pedro Sanchez à l'endroit de notre cause nationale sacrée de marocanité de nos provinces du Sud”.

“L'accueil, qui se voulait clandestin du leader des mercenaires séparatistes dans un hôpital espagnol” est “la matérialisation de cette alliance contre nature qui allie Madrid et Alger depuis l'arrivée au pouvoir du dirigeant du PSOE”, souligne l’éditorialiste.

Évoquant le débat autour du rapport sur le nouveau modèle de développement, Challenge estime que ce débat “est sain”, et qu’il ne faudrait pas, en conséquence, en faire une “question politicienne”.

Car “l’urgence, c’est cette sortie de crise”, “c’est de sauver le maximum d’entreprises pour assurer une relance qui ne concerne que peu les grandes entreprises”, relève l’éditorialiste.

“Maintenant, il faut se consacrer sur l’essentiel qui est le sauvetage de la RAM, du secteur touristique, le soutien bancaire à ceux qui redémarrent et la sauvegarde de l’emploi”, ajoute-t-il.